Le père bouleversé d'Alexia Daval, la joggeuse retrouvée morte brise le silence

Après la découverte du corps calciné d' "Alexia", le père de la joggeuse disparue depuis samedi assure que l'endroit où elle a été retrouvée, n'était pas du tout sur son trajet habituel. Sonné mais aidé par les nombreux soutiens reçus, il assure "être obligé de tenir le choc".

Mercredi, les premiers examens du corps calciné retrouvé lundi, ont confirmé qu'il s'agissait bien du corps d'Alexia Daval, la joggeuse disparue samedi, près de Gray-la-Ville, en Haute-Saône. Si la thèse du suicide ainsi que celle d'une disparition volontaire avaient rapidement été écartées, de nombreuses questions restent en suspens, la police étant à la recherche d'une camionnette blanche et de son conducteur. Pour son père interrogé par RTL, elle n'aurait jamais pu aller faire son jogging à l'endroit où son corps a été retrouvé: "C'est impossible, ce n'est pas du tout son trajet", a-t-il assuré.

Jeudi, une autopsie du corps doit être réalisée à l'institut médico-légal de Besançon. Les enquêteurs espèrent en savoir plus sur les conditions du décès de la jeune femme de 29 ans et pouvoir déterminer si la joggeuse a été victime d'un accident ou d'un meurtre avant que son corps soit brûlé. "On est dans le deuil. On attend avec impatience qu'on nous rende le corps d'Alexia", assure de son côté son père.

"On est obligé de tenir le choc"

"C’est sidérant, on ne comprend pas, on revit toute la nuit ce qu’elle a pu vivre en espérant que la pauvre n’a pas souffert", ajoute-t-il, affirmant avoir de la haine envers le ou les auteurs du crime: "C’est monstrueux. Ce sont des gens qui sont irresponsables. C’est des gens qu’on voudrait voir vite derrière les barreaux, ce sont des monstres".
Sonné, il assure avoir eu "une lueur d'espoir" que le corps calciné ne soit pas celui d'Alexia. "On est obligé de tenir le choc", avoue-t-il, ajoutant être touché par toutes les affections reçues à l'image de ces nombreux mots et gerbes de fleurs déposés devant le bar PMU de la famille: "On tient le coup par rapport à toutes les affections qu’on nous porte, tous les témoignages mais c’est l’inacceptable qui est arrivé".

Peu après l'annonce de la disparition d'Alexia, une première battue citoyenne avait rassemblé plus de 100 personnes dimanche 29 octobre. Le lendemain, entre 400 et 500 personnes avaient participé à une nouvelle battue. Le soir même, un corps calciné avait été retrouvé. Mercredi, les premiers examens ont confirmé qu'il s'agissait de celui d'Alexia.

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